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Arts & spectacle · Le guide découverte gratuit

Votre activité artistique.
Commençons par la bonne case.

Vous imaginez déjà la scène, le public, le cachet qui suit. Mais entre les heures de préparation qu'on ne facture presque jamais et la frontière entre ce qui relève du spectacle et ce qui peut passer en micro-entreprise, il y a un écart qui peut coûter cher. Prenons un exemple concret, et regardons cela ensemble.

Lecture libre, sans inscription.   Le dossier complet : 19 €.

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Musiciens en répétition avant une prestation
Par quoi souhaitez-vous commencer ?Trois découvertes offertes · à votre rythme
01 / Se projeter · Lecture offerte

Vous voyez la scène.
Regardons ce qu'il y a avant et après.

Jouer, interpréter, animer un atelier : ça, c'est la partie qu'on voit. Le reste — préparer, se déplacer, monter, démonter, faire les comptes — compte tout autant pour ce que l'activité va vous laisser à la fin du mois.

Une date ne se résume pas au temps passé sur scène.

Jouer un spectacle, animer un atelier : voilà ce qu'on voit. Il y a aussi le temps de préparation, le trajet aller-retour, le montage et le démontage du matériel, et l'administratif propre à chaque prestation. Ce sont des heures invisibles, et elles ne se facturent presque jamais.

Avant de fixer votre cachet, imaginez une date ordinaire, la vôtre. Combien d'heures autour de la scène, pour combien d'heures sur scène ? Quelle part de votre activité relève du spectacle, et quelle part — ateliers, technique, vente — peut réellement passer par une micro-entreprise ? Ces réponses rendent votre projet bien plus concret qu'un cachet moyen.

Le détail qui change le calcul

Un cachet moyen de 180 € ne dit rien du temps qu'il a fallu mobiliser. Comptez la préparation, le trajet, le montage et le démontage, l'administratif : ce sont ces heures invisibles qui, additionnées, transforment un cachet correct en tarif plancher trop bas.

La présomption de salariat, et ce qu'elle change pour vous.

Toute prestation de spectacle est présumée être un contrat de travail par la loi — une présomption d'ordre public que ni une facture ni un statut de micro-entrepreneur ne peuvent écarter. Les activités annexes — ateliers, technique, régie, vente — restent, elles, ouvertes à la micro-entreprise. Confondre les deux est l'erreur la plus coûteuse du métier.

Un exemple : deux prestations, deux cadres différents

Cas fictif : Malik anime un atelier de percussions pour un centre social, facturé en micro-entreprise. Le week-end suivant, il joue un concert dans le même lieu : cette prestation-là relève de la présomption de salariat, quel que soit le mode de facturation qu'on lui propose.

Trois questions à noter avant de facturer une prestation

Cette date relève-t-elle d'une interprétation devant un public, ou d'un atelier / d'une prestation technique ? Ai-je compté toutes mes heures invisibles — préparation, trajet, montage, administratif ? Est-ce que je dépasse le seuil de six représentations qui impose de déclarer une activité d'organisateur ?

Et vous, avez-vous compté vos heures invisibles ?

Le dossier complet détaille la présomption de salariat article par article, le régime des artistes-auteurs, et ce que vous pouvez réellement facturer en micro-entreprise.

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